Grossesse seule : comment gérer ?

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« Ils se marièrent, et eurent beaucoup d’enfants ». Les stéréotypes, encore bien ancrés dans nos contes les plus célèbres, ont la vie dure … Et pourtant, des schémas familiaux il en existe des tas, sans que l’un ne prévale sur l’autre pour le bien être des enfants.

Les familles monoparentales représentent d’ailleurs un des schémas majoritaires : presque 25% des familles en France, dont 85% concernant des mères seules, plus communément appelées « mamans solos » (plus personnellement appelées : super-mega-warrior-de-l’univers-intergalactique). Bref, vous n’êtes pas seule à vivre dans cette situation, loin de là, alors première chose : NE CULPABILISEZ PAS si vous pensez déjà que la famille que vous créez n’est pas idéale pour que s’y épanouisse un enfant … spoiler : SI.

Mamans solos, une multitude de parcours de vie

Mères célibataires, vous êtes nombreuses, souvent jugées (quelle mère ne l’est pas ?), et malheureusement plus exposées à la précarité que les autres. Vos parcours de vie diffèrent, mais vous partagez des galères, des besoins communs, et surtout : une force immense qui vous portera.

Il y a celles qui le sont par choix, et se lancent dans la maternité via le non moins sinueux parcours de PMA.

D’autres qui ont découvert une grossesse imprévue au programme, sans être nécessairement en couple, et qui ont décidé seule de poursuivre cette aventure. Et oui, une histoire de maternité peut être indépendante d’une histoire de couple. Faites-vous confiance, vos choix ne regardent que vous, votre corps et vos décisions vous appartiennent.

Pour d’autres, vivre une grossesse solo relève plutôt de la contrainte, et d’une situation qu’elles n’avaient pas projetée.

Certaines femmes enceintes vivent un revirement de situation : à l’annonce de leur grossesse (spontanée, ou même en parcours conjoint de PMA !), c’est le désinvestissement de l’autre qu’elles reçoivent en réponse, les contraignant à poursuivre seule ce projet pourtant initialement commun.

Pour quelques-unes enfin, c’est un drame qui vient teinter une grossesse pourtant bien investie à deux au départ, mais qui se noircit du décès du 2ème parent … Quelle que soit votre situation : vous allez vivre une grossesse puis une parentalité en faisant cavalière seule, alors voici quelques conseils (liste non exhaustive) pour les mener au mieux.

Savoir demander et accepter de l’aide : une grande force

C’est évidemment une grande responsabilité qui vous incombe puisque tout repose sur vos épaules, et ça peut devenir très envahissant : mais vous faites de votre mieux ! N’essayez pas d’être héroïques, être “suffisamment bonnes” c’est déjà parfait. Ne jouez pas à la dure, qui peut tout mener seule de front parce que vous allez avoir un enfant, vous allez vous perdre là-dedans (et scoop : les enfants ne sont pas dupes …)

Et si parfois il est bon de se retrouver un peu seule et tranquille pour mener la vie telle que vous la souhaitez pendant votre grossesse, accepter (et même demander) l’aide et le soutien de vos proches et des professionnels adaptés ne remet pas en question la place primordiale que vous occupez.

Re créer un village autour de soi

« Il faut tout un village pour élever un enfant », alors soyez à sa tête, et restez entourée de ceux que vous aurez choisis. Vous l’avez compris : maman solo ne doit pas nécessairement rimer avec femme seule.

L’entourage personnel pendant la grossesse

  • Impliquer une personne référente si cela vous vient naturellement : votre mère, une sœur, un.e ami.e, une bande de copines, … pour vous accompagner aux consultations prénatales et examens médicaux si une présence bienveillante vous rassure, ou pour raconter toutes vos aventures de femme enceinte au fur et à mesure. Ces adultes-là pourront ensuite être des personnes référentes pour votre enfant, dont ils ont suivi la naissance.
  • Si des amies / collègues vivent une grossesse en même temps que vous : créer un groupe de conversations pour y partager déboires et conseils, il perdurera après l’accouchement et pourrait vraiment être d’un grand soutien.

L’entourage professionnel de la femme enceinte

  • Choisissez votre maternité (ou un projet d’Accouchement A Domicile) en fonction de votre projet d’accouchement, et de la proximité de votre domicile.
  • Soignez votre suivi en ville : gynécologue de confiance, sage-femme en or, psychologue qui connaît déjà votre parcours, et pourquoi pas … doula ! Et au moindre jugement sur votre situation, surtout … FUYEZ.

Bon à savoir :

Les doulas sont des femmes qui proposent un accompagnement non médical de la grossesse et de l’accouchement. Ce soutien complémentaire peut être très utile, n’hésitez pas à vous renseigner auprès de l’association des Doulas de France par exemple.

Anticiper la suite et prendre soin de soi

L’idée, c’est de décharger dès maintenant la charge mentale de votre future-vous, pour apaiser votre quotidien de future maman. Pour cela, voici quelques idées :

Tenir un journal de bord de votre grossesse

Il pourra être un référent, et comme un interlocuteur. Vous pouvez l’adresser à votre bébé si ça vous aide à poser les mots. Il sera précieux à relire pour vous, et un grand outil pour aborder ensuite les questions sur le déroulement de la grossesse qu’aura peut-être votre enfant.

Réaliser un projet de naissance

L’équipe connaîtra alors votre situation singulière, et soyez sûre qu’elle y sera sensible et saura vous entourer d’autant plus. Vous pourrez y mentionner la présence éventuelle d’une personne tierce pour vous soutenir, ce qui pourra éviter aussi les questions maladroites le jour J, au moment d’accoucher. C’est une bonne occasion aussi pour se rendre en partie maîtresse de votre accouchement et ses suites immédiates, et avoir une idée de ce que vous voudriez mettre en place pour que tout se déroule au mieux.

Préparer l’après accouchement

  • Préparez votre post-partum : mode d’allaitement choisi pour le nouveau-né, mode de garde à la reprise du travail, modalités de cette reprise, etc.
  • Renseignez-vous pendant toute la grossesse sur les aides dont vous pourriez bénéficier (auprès de votre CAF notamment), et les prestations qui existent pour alléger votre charge mentale : TISF, AVS, baby-sittings de nuit …
  • Trouver auprès de vous tout ce qui existe pour partager du temps avec votre enfant : simples parcs, aquariums, lieux de vie dédiés (comme la Cité des Bébés à Paris, ou les cafés des parents), où vous pourriez vous retrouver avec d’autres parents, et peut-être certain.e.s dans la même situation que vous.

Les réseaux sociaux

Ils sont aussi une ressource énorme pour y retrouver des profils comme les vôtre et échanger avec d’autres mères … mais attention aussi aux vitrines qui vous assènent un quotidien merveilleux, dans un intérieur absolument rutilant, tenu par une mère sublime à J8 de son accouchement, et un bébé parfait qui dort DANS SON LIT, PENDANT 12 HEURES, depuis le premier jour. On ne montre que ce qu’on veut bien, ces fragments de vie sont des pièces infimes d’une vie bien plus intense et non instagrammable hors champ, alors si cela vous peine : désabonnez-vous sans scrupule !

Et bien sûr … Comptez sur May ! N’hésitez pas à venir nous déposer vos doutes, questions existentielles ou pratiques : nous sommes là pour ça ! Parcourez les fiches, articles, masterclasses qui existent sur tous les sujets qui pourraient vous questionner : le savoir, c’est le pouvoir !

Mamans solos, pas que des désavantages !

Être maman solo évite parfois quelques conflits chronophages et épuisants !

  • Pas de débat pour le prénom ! C’est vous qui décidez seule, pas besoin d’une plaidoirie interminable pour défendre celui qui vous fait vibrer depuis des mois.
  • Pas de couple à préserver dans le post partum, mais VOUS VOUS VOUS en priorité numéro 1 !
  • Pas de belle famille… et ça, ça en fait des avis non sollicités en moins 😉
  • Vous allez trouver en vous des ressources que vous n’imaginiez même pas, et apprendre à vous connaître autrement, et ça, c’est vraiment précieux pour la femme que vous êtes.

Pour conclure, n’en doutez pas, vous êtes des héroïnes du quotidien, et forcez notre admiration. Laissez un peu votre culpabilité au placard (du moins, une partie) : vous êtes fortes, inspirantes, et vous faites de votre mieux.

Et à votre enfant … parlez parlez parlez : racontez-lui simplement votre histoire singulière quand vous le jugerez bon, et ce que vous avez mis en place autour de lui pour qu’il soit le mieux entouré possible. Vous portez un enfant, que vous allez mettre au monde, aimer, élever, éduquer, vous tromper : bref, vous êtes la meilleure maman possible, comme toutes les mères, et c’est bien l’essentiel !


Écrit par Equipe May . Publié le 05 novembre 2022

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